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- Algérie - Skikda-Rusicade
Jean Paul CASTANET pour me contacter :
Les mozabites-Les moutchous
Nouvelle page
(26-9-11)
A Philippeville
, nous avions de nombreux commerces appartenant à des
mozabites.
A la suite d'un mail d'un philippevillois ,
j'ai décidé d' ouvrir cette nouvelle page (26-9-2011)
Références sur le web
-Le M’Zab, c’est une région de l’Algérie qui se situe à 600 km au sud
d’Alger.
-Selon le traducteur d'Ibn Khaldoun, le mot Mzab provient du mot Al
Azzaba « Les hommes non-mariés »(wikipedia)
-L'annexe de Ghardaïa est située entre 33° et 31° 15' de latitude nord
- 2° 30' et 5° de longitude est.
La superficie de l'annexe de Ghardaïa qui couvre l'ensemble du pays
appelé M'zab est de 2 750 000 hectares. (wikipedia)
Les mozabites appartiennent à un "ethnie" ou si vous voulez une tribu
dont on ne cerne pas vraiment les origines, ils parlent une langue
proche du berbère… ils peuplent le mzab et l’ont partagé pendant
des
siècles avec les juifs d’origine nord africaine…ces mêmes juifs qui ont
eu des difficultés en 62 parce qu’ils ne vivaient pas dans un
département français…...
On reconnaissait de loin les moutchous grâce à leur seroual, ce
pantalon qui leur arrive à mi mollet et en forme de ballon entre les
deux jambes...
Quand on était môme, on disait qu’ils se soulageaient dans leur seroual
parce qu’ils n’avaient pas le temps d’aller aux toilettes
On a jamais vu leurs femmes...
ils les laissent dans la cité interdite
à Ghardaia... y a des tas de legendes sur cette cité ...souvent
croustillantes ... même Sardou a fait une chanson sur
elles "les musulmanes"
Aujourdh'ui ghardaia est une belle ville très florissante... la porte
du desert ...à visiter!!!
Le
mail d'un philippevillois:
Chez nous on disait pas les moutchous.
Chez nous, et en particulier dans la rue Valée, ils étaient de gris
vêtus avec un genre de djellabah qui retombait sur leur sarrouel.
peut-être bien qu’ils avaient aussi un genre de veste ouverte par
dessus.
ils étaient myopes comme des taupes avec des culs de bouteille en guise
de verre à lunettes, et leurs enfants allaient à l’école tondus la
boule à zéro à cause de la teigne.
ils vendaient de tout, du Coco Français à la morue salée, en passant
par la caca de pigeon, les conserves en tout genre, et des châtaignes
décortiquées et séchées.
un jour, le chat de la voisine du dessous avait volé une morue salée
entière dans l’arrière-cour du mozabite.
il (le chat) avait sauté le mur - j’étais à la fenêtre - avec cette
morue bien plus grande que lui qu’il tenait par un bout dans sa gueule.
pendant au moins les deux jours suivants, le chat – tiens, ça me
revient : ils l’avaient appelé “Badinguet” à cause sans doute de ce qui
ressemblait à une barbichette – a miaulé comme un malheureux et bu, et
bu, et bu ...
ils nous accueillaient, nous les gamins, avec un “bonjour jeune homme de bonne famille”,
expression que j’ai eu la surprise de réentendre bien plus tard au
Maroc.
ils étaient très commerçants, mais pas obséquieux.
Radins, mais on disait qu’ils payaient très bien les dames
compatissantes.
car ils venaient en ville pour
3 ans,
laissant leur(s) épouse(s) au M’Zab, ainsi qu’un sarrouel pendu dans la
chambre qui justifiait les naissances éventuelles survenues en leur
absence. !
Diapositives
personnelles d'un voyage au Sahara le 30 décembre 1965
Beni isguen et Ghardaia