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PHILIPPEVILLE - Algérie - SKIKDA - RUSICADE
1-Philippeville-Skikda:
Château Cuttoli-Bengana |
Voir des Photos en bas de page
D'après le quotidien :El
Watan Août 2005
http://www.elwatan.com/2005-08-11/2005-08-11-24428
L’ombre de Benabi, l’aura de myriamDes richesses archéologiques,
artistiques ou historiques, Skikda en dispose. A profusion même. Il
suffit juste d’arpenter une ruelle, un sentier ou de longer la corniche
pour trouver matière à plaisir. De cet ensemble, où se mêlent légende,
mysticisme et fait authentique, le château Bengana reste parmi les
quelques monuments encore emplis de controverses et de contrevérités
aussi.Ce qui s’est dit ou écrit à nos jours à propos de ce joyau, reste
insuffisant. Pour ne pas dire erroné dans certaines explications. Mais
cela n’altère en rien sa splendeur. Le château a été classé patrimoine
national à préserver en 1981 pour éventuellement servir de musée. Il
sert aujourd’hui de villas d’hôtes. Chadli Bendjedid, entre autres, y a
séjourné. Malek Bennabi, l’illustre penseur nationaliste a également
séjourné à plusieurs reprises au château durant l’occupation à
l’invitation de Bengana. Une grande amitié liait les deux hommes. Ammi
Hocine, un vieux skikdi, témoigne qu’il avait l’habitude de regarder
Bennabi dans le jardin du château, attablé à un perron. « Il adorait
l’atmosphère de quiétude des lieux et préférait s’isoler pour écrire.
Je me souviens qu’il rédigeait, attablé à un perron, une œuvre sur la
psychologie des foules. Il aimait surtout l’exotisme du jardin du
palais et le panorama qu’offrait le lieu. » Le château a été battis en
1913 sur un site boisé qui surplombe le versant marin de la corniche
locale. Réalisé en tant que propriété privée au profit de Paul Cuttoli,
ancien sénateur du Constantinois et maire de Philippeville, le palais a
été réalisé dans un style architectural andalou mauresque, où
s’entremêlent différents aspects qui s’épousent à merveille pour donner
aux lieux une posture d’une rare beauté. L’ossature harmonieuse du
palais, vue de l’extérieur, suffit amplement à donner un avant-goût de
ce qu’est son intérieur. Au vestibule déjà, le ton est donné.
Mosaïques, faïences, sculptures... On y trouve des touches
architecturales des Almoravides dans la façade extérieure, une
ressemblance à la Giralda de Séville dans la forme du minaret, des
réverbérations de l’Alhambra de Grenade et des palais de Marrakech dans
les lambris... Et comme pour agrémenter les lieux, des maximes
transcrites en langue arabe ornent les murs intérieurs, parfaisant
ainsi l’œuvre qui se voulait aussi un grand hommage à la civilisation
andalouse. Le tout porté merveilleusement par une faïence d’une rare
qualité : des carreaux décoratifs fabriqués dans les fours de céramique
des Chemla, une grande entreprise familiale implantée à Nabeul en
Tunisie. Cette même faïencerie, qui décora l’ensemble des bâtisses de
Skikda (hôtel de ville, gare ferroviaire, postes...), mais aussi
l’hôtel El Djazaïr (Saint-Georges) et le Palais du gouvernement à
Alger. On trouve aussi les mêmes carreaux de décoration dans plusieurs
bâtisses de la côte ouest américaine (villas de stars, le palais de
justice de Santa-Barbara et le théâtre d’Arlington en Californie...).
Le château, initialement baptisé Château Cuttoli, en référence à son
premier propriétaire, porte deux autres appellations. La première,
Meriem Azza officiellement reconnue et la seconde
Château Bengana encore entretenu par la mémoire
collective.
Pourquoi deux appellations, et qui seraient ces deux personnages ?
Pour Meriem, il suffit juste d’arpenter le parvis du château pour lire
Dar Meriem, une calligraphie en caractère arabe incrustée dans la
mosaïque et qui semble annoncer la maîtresse des lieux. Un fait qui a
encouragé les officiels à baptiser le palais au nom de Meriem Azza.
Mais si Meriem a bel et bien existé, Azza n’est, cependant, qu’une pure
invention. Une malencontreuse erreur encore entretenue juste pour sa
consonance mélodieuse. Explications : plusieurs vieux Skikdis, parmi
lesquels âmmi Nakoub et El Hadj Bouaziz, témoignent que le nom de
Meriem n’est finalement que le propre nom de la femme de Cuttoli,
premier propriétaire du château. M Bouaziz, qui garde encore toute sa
mémoire malgré un âge très avancé, témoigne : « Elle s’appelait Myriam
et avait un goût très poussé pour les choses de l’art. C’était un
mécène qui tenait une galerie d’art aux 6e arrondissement à Paris. Son
mari, Cuttoli maire de Skikda, avait bâti ce château en son honneur. »
Quant à l’appellation Azza, ce n’est qu’une grossière erreur de...
lecture. Il suffit juste de revenir au paragraphe transcrit en lettres
arabes sur le mur du bureau de Cuttoli, où l’on peut lire « Paul
Cuttoli (...) houa elladi bana hada el kasr izaten limeriem » (Paul
Cuttoli est le constructeur de ce palais en l’honneur de Myriam). Donc,
on retient que la transcription signifie Izza dans le sens vénération
et non Azza. La seconde appellation Château Bengana est, quant à elle,
en relation avec le second propriétaire du palais. Il s’agit de Bengana
Boulakhrass, dit Khassa, arrière petit-fils de Bengana Cheïkh El Arab.
Issu d’une famille nantie de Biskra, il avait l’habitude de venir
estiver à Skikda. En ayant vent que Cuttoli cherchait à vendre son
château, il lui propose de le lui racheter. La transaction fut conclue
pour la somme de 20 millions d’anciens francs. Il ne séjourna,
cependant, au château que durant les saisons estivales. Il y avait
aussi célébré les fêtes de circoncision de ses fils. Les vieux de
Skikda le décrivent comme « un bel homme très raffiné. Dès l’avènement
de la guerre de libération, il fut l’objet de grandes pressions par les
colons qui voyaient d’un mauvais œil ‘‘cet arabe nanti’’. Craignant
pour sa vie et celle de ses enfants, il dut quitter le château pour ne
jamais y revenir ». A l’indépendance, le château était totalement
abandonné. Il a même servi d’étable à des maquignons avant que la
Banque populaire ne le reprenne pour le vendre à Sonelgaz. Cette
dernière en fera un centre de vacances pour les enfants de ses
employés. Le château allait vivre le même destin du Château de Morel de
Ramdane Djamel, qui est aujourd’hui totalement en ruine avant que l’APC
de Skikda ne force la main aux instances centrales en 1981 pour le
classer. Un acte qui alla à jamais préserver ce joyau au grand bonheur
d’une ville où le raffinement a toujours été une caractéristique
indéniable.
K. Ouahab
Le 07-12-2005
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1- Entrée du Chateau |
2- Sallon d'honneur |
Pour agrémenter cet article
voici des Photos du Château
En provenance du site de Marcel Paul Duclos Cliquez
![]() C'est le "Château Grima - Dubruel" Une erreur de nom avait été faite ,et cette photo est le "château Grima - Dubruel et non celui de "Château Cuttoli -Bengana" voir un peu plus bas... |
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![]() L'Entrée du "Château Cuttoli -Bengana" |
![]() Le Belvédère du Château |
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2-Philippeville-Skikda:
Château Grima-Dubruel |
Une erreur de nom avait été
faite ,et cette photo est bien le "château Grima - Dubruel "
(même erreur sur le site de marcel Paul Duclos)-
Merci à Daniel Pascal de m' en voir informé .
Je viens de voir cette rubrique et je me dois de te signaler une erreur
non mineure. Dans cette rubrique tu as mis la photo d'un Château qui
n'est pas de Cuttoli - Bengana bien qu'étant situé au Béni-Melek :
C'est le Château GRIMA -DUBRUEL.
<< Si le Château Cuttoli-Bengana
se situait, lui, sur la route supérieure de Stora, ce Château-ci était
versant gauche du Beni-Melek (en regardant la mer) sur l' ancienne
route d'AIN ZOUIT.
- Nous habitions dessous ce Château (près de la Poste et avant les
Abattoirs) et j' ai eu l' occasion de le dessiner, avec une loupe, en
miniature et dans les moindres détails à l' encre de Chine (dommage je
n' ai plus retrouvé ce dessin que j' avais bien réussi).
- M. Grima - Dubruel était le propriétaire de l' usine de pâtes
alimentaires et biscotterie (allées Barrot sur la gauche avant d'
arriver vers chez tes grands parents Guigues et l' embranchement de la
Z.I. et Route de Bône) dont mon père était le Directeur. >>
Pascal Daniel (2-07-2007)
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Le 3 août
2007 , un mail me demande des précisions sur la famille
Dubruel :
<<Bonjour,
bravo pour ce site de grande qualité qui a du vous demander des jours
et des mois de travail...
j'y découvre mention d' un château GRIMA DUBRUEL qui m' interpelle, mon
arrière-grand -père Emile Dubruel ayant épousé en 1920 Rose , fille de
Joseph CUTAJAR, alias COUTAYA, de Ste Eugène à Alger, famille
apparentée aux GRIMA eux aussi d'origine maltaise
Pourriez-vous me dire si vous savez qqch sur ces DUBRUEL de
Philippeville ?
Vous en remerciant par avance
Cordialement
Eric >>
Le 4 Août
réponse de Daniel Pascal :
C'est moi qui lui avais fait part d'une erreur de nom, sur son site,
concernant le "château Grima-Dubruel", légendé à tort comme étant le
"château Cuttoli-Bengana".
Mon père a été Directeur Technique (env.1942/1958) de l'usine de pâtes
alimentaires qui appartenait à Roger GRIMA et à sa mère, deux fois
veuve, qui avait été remariée avec un DUBRUEL probablement votre
arrière-grand-père Emile, en 1920 ? On me dit que la maman de Roger
GRIMA était bien une fille CUTAJAR.
L'usine, la biscotterie et la (les) propriété(s) étaient connues sous
le binôme "GRIMA -DUBRUEL".
A noter que l'usine a dû être vendue dans les années 50 (?) à la
famille LAVIE originaire de Constantine (minoteries et pâtes
alimentaires, Constantine, Héliopolis, Marseille = l'ancêtre Léon LAVIE
a donné son nom au quartier des Chutes LAVIE où il avait installé
plusieurs minoteries à la fin du XIX°).
Rien d'autre, malheureusement, à vous communiquer sauf peut-être que
Roger GRIMA avait une passion certaine : les bateaux. On me dit qu'il
s'était fait construite une "Pinasse"
dans ses locaux d'usine mais je me souviens bien qu'il possédait, au
Club des Sports Nautiques de Philippeville, un magnifique "Dragon" rouge , voilier de type sloop qu'il
barrait en blazer marine et casquette blanche !
Bien cordialement
Daniel PASCAL ( 4-08-2007) (+ sept 2013)
Reçu le 23-04-2008 de Geoffroy de Bondy
Bonjour
Petite rectification de la note de Daniel Pascal concernant la passion
de M. Grima pour les bateaux : son dernier bateau à Philippeville était
un Dragon, rouge.
Le Requin appartenait à M. Moretti, photographe de la rue
Passerieu.
Amicalement
Geoffroy de Bondy
Du site: http://marcelpaul.duclos.free.fr/cartes_postales.htm