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PHILIPPEVILLE
- Algérie - Skikda-Rusicade

Jean Paul CASTANET pour me contacter :

 

Souvenirs ..Nostalgies
les 10.000 mails
de Luciani et Maupas

les "Brèves de Comptoir"...
Pardon
"Les Brèves de mails"

 

De Février à Mars 2010 une dizaine de lycéens de Luciani et collégiennes de Maupas
se sont mis , grâce à internet , à discuter sur leur ville "Philippeville", sur leurs profs etc..
J' ai retranscris leurs différents mails
Je n' ai pas mis leurs noms .
Je vous en fais profiter .
Ils nous font revivre notre enfance..
Souvenirs -souvenirs mais que de bons souvenirs.
Merci à vous tous.
BONNE LECTURE

Jean-Paul Castanet

********************


Suite
des "Brèves de Lycée"

N°2

A lire sur cette page

-"le Sphinx"
-Souterrains d'une poudrière désaffectée.
-Mail de Guy Champême :
-20 août 1955  El Halia Témoignages..
-Brèves sur le Montcalm
-Autres Brèves sur le Montcalm
-Poudrière désaffectée
-Remerciements pour ces "Brèves"
-Le Sphinx suite:
-La poudriére et l'avion du Skikda
-SUITE le 19-5-2010:Charenton
-SUITE le 5-6-2010:.....MATHIO
-SUITE le 8-11-2010:.....Georges Atlani
-SUITE le 8-11-2010 Photo Carte Postale de Thierry


Mis à jour le 21-11-2010

 

Le 29-4-2010 :

"le Sphinx"
-il y a quelque chose que personne n'a rappelé: "le Sphinx" pouvait nous croiser vingt fois dans les couloirs, vingt fois on avait droit
à l'inévitable "Quelle classe?" Mais en y réfléchissant en étant plus âgé: il bâclait son boulot.

Souterrains d'une poudrière désaffectée.
Régulièrement au lieu d'aller en étude on passait avec nos cartables par dessus la grille à l'arrière du lycée, à proximité du labo de sciences naturelles.
Ensuite, bravant les panneaux "zone militaire interdite" on faisait les 400 coups, limite guerre des boutons, dans les souterrains d'une poudrière désaffectée.
Au passage une pincée de regrets pour les chauve-souris que l'on a dérangées voire massacrées, elles n'étaient pas encore animal protégé.
Eh bien malgré les dizaines d'heures d'absence du bahut, pas une fois nos parents n'ont reçu un rappel à l'ordre. Me tromperais-je?

-quelle déception !
je te prenais pour un mec respectueux des règles ...jamais je n'aurais osé faire ça !
je m'étais une fois - une seule - aventuré dans un de ces tunnels (peut-être avec toi ? ou x?).mais au bout de quelques mêtres, la bougie - témoin oxygène - s'est éteinte et ça a été la débandade en marche arrière ..

Mail de Guy Champême :

J'ai lu avec intérêt tous ces mails qui ravivent naturellement beaucoup de souvenirs et je voudrai rajouter quelque chose à propos du marchand de beignets de la rue d'Austerlitz.
Il était assis en tailleur nu pieds à côté de sa bassine d'huile, il lançait son beignet dans l'huile et pendant la cuisson il se grattait entre les orteils avant de refaire un autre beignet !!
Et pour ce qui est de la limonaderie Cacciuotolo voici une photo du fameux camion de livraison avec mon grand- oncle Julien 2ème à gauche entre sa soeur Angèle et son frère François.
Assis devant, Boudebza, l'homme de confiance du magasin.
Bien cordialement,

 


pour agrandir la photo cliquez

8-5-2010 El Halia Témoignages..

Témoignage 1

Puisque EL HALIA vient d'être évoqué par le biais du Colisée...je profite de vos évocations en tous (bons) sens pour vous demander quel(s) souvenir(s) vous avez, les uns et les autres, de cette journée du 20 Aout 1955.

-Je viens de relire le témoignage du docteur Baldino, avec émotion-c'est peu de le dire-
Pour ma part, je n'étais pas à PH/ville ce jour-là, pour cause de vacances en Suisse avec mes parents;
C'est à la radio, à l'hôtel, que mon père a appris l'horreur.
A la suite de quoi, il fut immédiatement décidé que ma soeur et moi resterions en pension en France ( à Montauban ! parce que mes grds parents paternels résidaient dans la région depuis leur retour prématuré de PH/ville).
Je passais en 3ème, une triste année à la fin de laquelle j'ai dit à mes parents que je préférais les bombes algériennes à la pension française.
C'est ainsi que le Collège Maupas m'a de nouveau ouvert sa porte...jusqu'en Terminale. Voilà, maintenant, je me demande pourquoi, au moment voulu, je n'ai pas cherché à en savoir plus sur cette journée et la question me taraude.
Suzette, toi, tu m'as raconté l'épisode de l'épicerie à midi, mais tous les autres, ne pourriez-vous pas écrire qque chose autour de ce 20 Aout. Je possède le Paris-Match qui a relaté l'évènement.
On voit le maire CREVEAUX au cimetière.
J'espère ne pas gâcher l'ambiance...

Merci à tous ..

Témoignage 2

-En 55 , j'avais 6 ans. depuis cette date, nous nous recueillons tous les ans pour célébrer et honorer la mémoire des disparus.
Cette affaire a suscité bien des désarrois et de combats stériles en récupération politiques notamment avec l'arrivée de Maître Gisèle Halimi pour la défense de ceux pris les "serpes et fourches à la main"
N'étant pas Historien, je crains que ma subjectivité s'ajoute à qq chose d'autre .je m'en arrêterai donc là.
Mais comme je l'ai dit précédemment, j'ai eu accès au dossier de mon Père comprenant les photos prises par les premiers secours arrivés sur place après l'alerte donnée par L'Ingénieur en Chef de la mine Mr Revenu, marathonien miraculé.
. Les guerres sont toutes affreuses, sans exception.

Témoignage 3

-En 1955 j'avais 12 ans. Nous sommes arrivés à Philippeville cette année là, mon père le premier en juin embauché à la mine de fer d'El Halia après son départ de la Marine Nationale.
Nous étions alors tous à Toulon. Il nous a fait venir avec le déménagement.
Départ de Toulon le 15 août 1955 arrivée à Philippeville le 16.
Le premier week-end passé en Algérie le fut à El Halia et ce fut celui du 20 août.
Les hasards et circonstances qui nous ont laissés vivants tiennent du miracle.
Ce fut terrible de 12h00 à 16 h00.
Un peu avant, un avion de reconnaissance (Piper Cub) a survolé le village puis l'armée que Mr Revenu avait été alerter au camp Péhau est arrivée.
Les blessés ont été hébergés en partie chez nous (c'est à dire à l'école du village qui nous avait été prêtée pendant que la maison définitive.. celle du prédécesseur de papa.. était en cours de réaménagement).
Papa est parti avec d'autres dans le village faire le tour des maisons et c'est lui qui a trouvé les cinq enfants égorgés et dissimulés dans un placard.
. Il n'a jamais beaucoup parlé de ses sentiments, c'était un homme secret et sévère mais sensible.. n'est ce pas xxxx..
il devait penser que ce que nous avions vécu était suffisamment dur..
A cette époque il n'y avait pas de cellule psychologique
Pendant ces heures de terreur, nous étions tous les cinq (mes parents, mon frère et ma sœur) avec les enfants XX(deux enfants, un garçon et une fille)dans une pièce de l'école.
La maman donnait un coup de main à maman pour l'installation (nous n'étions là que depuis le mardi) et nous avions trouvé nos premiers petits copains.
Vers 11h30 elle est rentrée chez elle pour préparer le repas et les enfants sont restés avec nous pour jouer encore un peu.
A midi tout se déclenchait, dans mon souvenir des deux dernières minutes à l'extérieur, j'ai l'image de Madame XX criant à ses enfants de rester avec nous en même temps qu'elle était frappée d'un coup de couteau au bras, celle de maman nous faisant rentrer en vitesse dans la maison et de papa essayant de rassure et calmer tout le monde.
Puis quatre heures dans les bruits d'explosion, les cris et l'ignorance de ce qui se passait tout en sachant que c'était épouvantable.
Quand les premiers blessé sont arrivés à la maison, je me souviens de maman mettant des matelas partout pour faire allonger ceux qui arrivaient.
J'ai en tête les X, Mme XX...
Le papa de nos deux petits copains avait été tué dans son camion lors de l'embuscade de midi sur le chemin d'El Halia.
Mon frère a retrouvé Louis Gaudioso qui est artiste, écrivain et chanteur connu. Il a écrit un livre qui s'intitule "El Halia Le sable d'El Halia" aux éditions Comp'act.
Bon ça suffit pour ce soir



-Je ne savais pas ce que tu avait vécu . J'en suis encore tout retourné et il dit simplement, il n'existait pas de
cellule psychologique.
J'ai hérité d'un N° de Match,relatant cette terrible journée.
Si d'autres ne l'ont pas et sont intéressés je dois pouvoir le scanner. Qu'en pensez-vous, ça vaut la peine ou il faut laisser ça?

Témoignage 4

-Dimanche 20 Août 1955 à midi.

*le FLN a poussé les gens de la campagne vers la ville : c'est donc un flot d'arabes de la campagne qui a déferlé par les allées Barrot et le Faubourg de l'Espérance,
s'attaquant à tous les européens qu'ils rencontraient avec quelques armes à feu, mais surtout couteaux, serpettes, hachettes, ...
les gendarmes mobiles (basés vers l'école d'apprentissage) ont laissé passer en attendant des ordres.
mais rapidement, le 1er (ou 2ème ?) RCP a été "lâché" en ville, ainsi que des civils armés, et ont pourchassé et abattu tous les rebelles qu'ils rencontraient (avec ce qu'on appelle maintenant de nombreux dommages collatéraux).

*dans le même temps, à la mine d'El Halia, massacre général, mais là, ils ont eu de temps de "s'amuser".
j'ai eu moi aussi entre les mains les photos des victimes.
je les ai retrouvées dans les affaires de mon père, et je les ai détruites.

Témoignage 5

-le 20 août a eu pour conséquences :

- une rupture irréversible entre les arabes et les européens, ce qui était sans doute le but recherché.
- un revirement de Jacques Soustelle, venu à El Halia, "on ne discute pas avec des sauvages".
- plus aucun attentat FLN à Philippeville, jusqu'à la fin : quand tu es rentrée de Montauban, tout était redevenu calme.

-le site où tu as lu le récit de Baldino est bien fait : c'est celui de Jean-Jacques Viala, polytechnicien, ancien taupin d'Alger.
-sinon, les bouquins de Yves Courrière sont pour moi une référence, malgré son côté gauchiste.

-mais si tu veux du vécu, voilà ce qu'a vu et ressenti l'enfant de 12 ans que j'étais :

-j'étais à la plage Mollo à Stora, avec les Taboni.
à midi, la sirène a hurlé, mais personne n'y a fait attention, car elle avait été supprimée depuis peu de temps (antérieurement, c'était le premier dimanche du mois).
nous sommes rentrés tranquillement en voiture avec Edgard Taboni.
-arrivé vers la marinelle, nous avons croisé un civil qui courrait avec un pistolet à la main.
mon oncle a ralenti, lui demandé "qu'est-ce qui se passe ?" mais n'a eu qu'un haussement d'épaules pour toute réponse.
-arrivés rue de Constantine, où j'habitais à l'époque, mon père a brusquement ouvert la porte sur la rue et m'a fait entrer rapidement en disant à Edgard "rentrez vite, dépêchez-vous".
tout cela était irréel et incompréhensible sur le moment.
-ce n'est qu'arrivés à notre étage qu'un bruit ininterrompu d'armes à feu a atteint mes oreilles.
du balcon (à plat ventre) on entendait très nettement les balles siffler, et une rafale est même venue s'écraser sur la façade.
-je me suis dit "c'est ça la guerre ?".
et quand mes parents se sont aperçus que j'avais pris ma carabine 9 mm, ça a été pas triste !
voilà.
la fusillade a duré pratiquement toute la journée.
-quelqu'un a été blessé à la jambe devant la pharmacie Fenech.
-un arabe, ancien combattant avec toutes ses médailles, qui montait les escaliers du théâtre, n'a dû la vie qu'à un pistolet qui s'est enrayé au moment où on lui a tiré dessus.
et puis des gens qui couraient partout.
rien vu d'autre.

-le reste, El Halia, les victimes européennes au faubourg, on n'a appris ça que plus tard dans la journée.

-mais je n'oubierai jamais.
la bise.

Commentaires sur oui ou non les attentats ont -il continués ?

-Je crois que tu te trompes , je me souviens du bruit de grenades et de fusillades dans la ville
et je suis presque certain que c'était en 56, 57 et 58 Qui de nous deux a la mémoire qui flanche?

-peut-être bien moi, vu mon grand âge !
mais dans ma tête, j'avais gardé ce schéma : en ville, des attentats fréquents avant, plus rien après.
(aux rafales de PM ou de FM près, en général la nuit, qu'on entendait nettement venant des positions gardées par les UT - unités territoriales - autour de la ville)


-Je suis d'accord avec toi xxx. J'ai le souvenir de tirs au Beni-Melek, de nuit certes, d'ailleurs papa avait fait installer des tôles devant les fenêtres, tôles qu'il fallait tirer tous les soirs pour protéger et tous les matins pour laisser entre le jour.
Même si ce n'est pas arrivé souvent, j'ai aussi le souvenir de une ou deux explosions de grenades au cours des deux ou trois premières années qui ont suivi août 55.
Pour ce qui est des numéros de Match de l'époque, j'ai retrouvé les trois ou quatre numéros depuis le 15 août.
Si on regarde les dates de parution et les informations relatées en rapport des moments où les évènements ont eu lieu, on voit tout à la fois, la lenteur avec laquelle les informations arrivaient en Métropole, mais aussi je pense l'effet de la censure.
J'ai d'ailleurs de lettres de ma grand-mère, qui était à Toulon et qui se plaignait du manque d'informations..
On était à des années-lumière d'Internet..
Je me souviens encore de la visite du ministre à El Halia avec Soustelle je crois.. mais j'étais trop ignorant de la "politique"et trop choqué encore de ce que nous avions vécu pour avoir des souvenirs extrêmement précis..
Il reste malgré tout que les années passées à Philippeville étaient mes années d'adolescence et que j'en garde des souvenirs extraordinaires.. dont vous faites partie pour la plupart d'entre vous.. sourires..
José


-J'ai la même mémoire que XXX .
1 ou 2 coups d'éclats par jet de grenade ou de bombinette artisanale sur 1 Café et même 1 café "Maure " me semble -t-il .
Les coups de feu fréquents étaient effectivement tirés par les U.T. soit parce qu'ils s'ennuyaient soient parce que les longues nuits de veille à scruter les buissons te font voir des chimères.
C'est ainsi que les Di Rosa ont "bénéficié" d'une ogive de Balle de fusil tirée du Fort du Béni Melek , à côté des Migliacio , et qui a percuté la vitre de leur salon pour se ficher au dos d'un livre de bibliothèque.
Pdt ce temps, l'autre moitié du Beni Melek était à plat ventre au balcon pour tenter de voir ce qui se passait en face......

- je me souviens que presque toutes les nuits, on entendait les you-you et après des rafales de mitraillettes
les légionnaires patrouillaient, avançant en cadence et en martelant le pavé de leurs bottes, dans le silence mortel de la ville
s'il y avait du vent des enseignes de boutiques claquaient
lorsque mon père était de garde, un fourgon de la gendarmerie venait le chercher pour l'accompagner à la pharmacie
certain soirs on entendait un hélicoptère survoler la ville, munie d'un projecteur: il parait qu'il essayait de trouver où les pieds noirs avaient planqué leurs armes
quand les sénégalais étaient "lâchés" en ville, tous les rideaux de fer se fermaient, les gens se terraient chez eux
je vous ai jeté quelques images et sons qui se sont imprimés dans ma matière grise
mais là, je ferme le rideau car, tous ces souvenirs me trouent la peau...
Témoignage 6
-Ce 20 août 55 j' avais 13 ans, j' étais sur ma terrasse dans la volière que je peignais
A midi sirènes et tirs , je suis rentré dans la maison, comme dab, j'ai fermé les volets, mis la table devant la porte, sorti mon 22 long rifle( cela rassure).
Ce jour là ,je n' étais pas allé à la plage au Poker d'As avec ma mère et ma soeur car je voulais bricoler.
Je me suis fais pas mal de soucis sachant ma mère et ma soeur dehors.
C' est vers 15-16h ,qu 'elles sont revenues ,accompagnées par des véhicules avec des employés armés de la mairie avec mon père
Nous ne savions pas ce qui se passait en ville, mais les tirs de fusils et grenades ont durés 1 à 2 jours si ma mémoire ne me fait pas défaut
C'est le lendemain que nous avons appris le drame d' El Halia.......
JP Castanet

Témoignage 7
-Ce qu’XXX nous fait revivre est assez pénible mais les souvenirs sont à nouveau là ce soir.

Je vous donne les miens. Ils sont bien moins impressionnants que ceux évoqués … d’ailleurs c’est son jeune frère qui m’a envoyé un message le premier et pour s’identifier à coup sur
m’a écrit « je suis un rescapé d’El-Halia »
Un de nos amis nous a décrit quelques jours après ce qu’il avait vu, là-bas, le 20 Août… et j’ai conservé l’impression que peu de monde dans la ville n’a eu réellement connaissance de ce qui s’y était passée.

Pour moi aussi, âgé d’une douzaine d’année la matinée s’est déroulée .. normalement … pendant cette période vacance.
Mon père préparait, dans sa classe, la rentrée d’octobre et il nous amenait, ma sœur et moi, avec lui.
A midi nous avons quitté l’école en voiture en direction de la maison.
Nous n’habitions pas très loin des remparts et de la porte dite « des Aurès » si je ne m’abuse.
C’est devant le square que nous avons entendu des coups de feu.
Les passants couraient dans tous les sens.
La voiture ne pouvait rouler qu’assez lentement. Pendant un court instant d’arrêt au niveau du cinéma « Empire » j’ai vu, éberlué, le factotum de ce cinéma, déboucher du coin de la rue, s’approcher du hall d’entrée en rasant le mur dos à la rue, un colt nickelé à la main et tirer un coup de feu – et un seul- … en direction, j’en ai eu l’impression, du plafond.
Puis repartir en courant comme il était venu.
J’étais dans la voiture, sur le siège avant, vitre ouverte, à sa hauteur quand il a tiré.
J’ai par la suite réalisé qu’il lui aurait suffit de se retourner pour tirer dans la voiture.
Le reste de la journée s’est déroulé comme dans un rêve, ni bon ni mauvais sur le moment.
Une blessure ne fait souvent souffrir qu’après.
Arrivé devant la maison mon père gare sa voiture. Nous montons .
Mon père retourne à sa voiture pour la garer dans un endroit qui lui parait plus sûr. Remonte..
Et sept fel arrivent, quasiment à sa suite, dans la cour de l’immeuble…
Palabres avec les locataires arabes de l’immeuble.
Mon père nous dit les entendre demander s’il y a des « Roumi » dans la maison et l’ensemble des locataires arabes répondre en chœur « non, non y a pas, y a pas ».
Ils étaient sept armés de haches et de couteaux à prendre le thé et à discuter avec nos voisins arabes.
Je n’avais plus la notion du temps écoulé mais j’avais la sensation que cela allait très vite.
J’ai compris plus tard que cela avait duré plus de cinq heures.
Puis quatre d’entre eux sont partis, en laissant trois en embuscade derrière une palissade.
Puis j’ai vu mon père se glisser, littéralement, sur le balcon et rentrer précipitamment pour griffonner en toute hâte sur un morceau de papier.
Il avait vu un appelé du contingent monter, seul ,devant la clinique Ricoux.
Le griffonnage de mon père lui indiquait- à voix basse – l’embuscade.
Les choses se sont alors précipitées.
L’alerte donné une équipe est arrivée, un des voisins, terré lui aussi, ignorant que les gars étaient avertis et sorti un pistolet d’alarme dans chaque main…
Je me suis laissé dire d’ailleurs que quelques uns s’étaient pris pour « Zorro » ce jour là..

La suite .. vous la connaissez


Témoignage 7
Concernant la tragédie d'EL HALIA, voir le site : http://www.piedsnoirs-aujourdhui.com/helhalia.html
C'est le témoignage d'une autre rescapée.


lecture terrifiante.
mon père disait toujours "terrorisme, ça veut dire terroriser, pour qu'on parte".
mais ça n'excuse rien.
jamais.

 

Brèves sur les autoMobiles

Oui , tu as raison , "L'aronde " avait un côté bien plus sympathique que la P60 qui elle jouait sur un autre registre de motorisation plus moderne et performante.En revanche , plus étroite, les routes d'Algérie ne convenaient pas à sa tenue de route. Tout comme la 203 Pigeot d'ailleurs qui valsait régulièrement au fossé. Bon, d'accord, c'était des troufions qui conduisaient le plus souvent éméchés par les Bières Ancre Pils du Père FAES...mais quand même , l'amélioration des liaisons au sol de Peugeot n'est arrivée pratiquement qu'en 1970 avec les 504 ,304 etc...
Les Renault avaient du succès , surtout leur "Prairie" , Frégate montée sur échasse , préfiguration des "Tout -Terrain "
Tiens , à propos de voitures , vous souvenez vous de celle de Mr Van Hoegarden ( nous prononcions Vanogarde). c'était un coupé noir MG ou MG A (?) devant lequel (le coupé) j'étais en admiration.

Non, la 203 avait une bonne tenue de route, mais surtout en raison de son manque de nervosité (7cv fiscaux pour une tonne de bestiole, un peu comme l'Ariane : caisse de Versailles allégée au maximum avec un moteur d'Aronde). En 67 j'ai eu une Floride d'occase, toujours le même problème : moteur sous développé (5cv malgré un affutage Gordini) pour une caisse trop lourde, avec des portières qui devaient peser le quart de la voiture. Il faut attendre la Simca 1000 et la R8 pour commencer à avoir des voitures françaises plus nerveuses.

Témoignage 8
J'étais à la plage ( celle du Château Vert , je crois ) et mon père connaissant la situation , vu son job , était venu me récupérer " fissa" vers 11h30 avec une voiture de la gendarmerie en abandonnant sur place mon vélo - que j'ai retrouvé plus tard...

Tu as presque raison : il n'y a plus eu de " gros " attentats en ville après El Halia ;
des actes isolés servant souvent d'examen de passage aux futurs terroristes.
De plus , la répression fut telle que Ph/ville était devenue plus calme ( !! ) que d'autres villes et qu'elle était , disait-on , une base de repos du
2ème REP , du 1er RCP et même des fellaghas ....??!! presque un accord tacite.?
.
Cette période n'a jamais plus était évoquée. Je crois même que c'est la première fois que j'en reparle.

Brèves sur le Montcalm

-Je crois me souvenir que le Montcalm , ou un autre bateau , pilonnait , à distance , quelques mechtas suspectes , à l'intérieur des terres .
On entendait le bruit des canons lorsque nous étions en cours. Non ???

-j'ai un très vague souvenir de brève canonade , 2 ou 3 tirs pas plus .mais très au large , bruit sourd.
En fait , l'Histoire rapporte que PhiVille était la "Mère nourricière" de la rebellion qui venait y faire son marché ....,encerclée à l'Est par le Guerbès, au Sud > El Arrouch et à l'ouest vers Collo où les commandos de chasse tiraient entre autre le sanglier à la MAT 49 .
Si le bateau pilonnait , ce devait être sur l'Est ou l'Ouest.

-C'est tout à fait ça. Cela a même été traduit par le sinistre slogan "La Valise ou le cercueil"

Témoignage 9
-J'étais en vacances en France au moment du 20 aout mais j'ai deux souvenirs moins tragiques
de cette période: C'est celui du Montcalm ébranlant toute la ville de ses tirs
. Il pilonnait des rebelles
je ne sais où dans le djebel depuis sa position à quai dans le port.
Cette capacité technique m'avait
impressionné et vous imaginez à quoi je pense chaque fois que je passe à proximité du
domaine Montcalm près d'Aigues Mortes

-Le second est plus personnel. Juste avant le couvre feu mon père me confia une lettre urgente.
Parti pour la poste centrale je fus arrêté par une sentinelle qui me dit: " On ne court pas en ville,
si au lieu d'un short tu avais porté un pantalon je te descendais" Même ado plus ou moins contestataire
c'est le genre de chose que tu intègres du premier coup.

Autres Brèves sur le Montcalm

-La probabilité est faible pour que le Montcalm ait pillonné quelques mechtas abandonnées en zone interdite à partir de son poste à quai !!??.
-Il était à plusieurs milles de Philippeville mais entre Stora et la Grande plage. On percevait nettement, en effet, les coups au motif qu'il tirait avec des tourelles triples de 152 mm.

Le Montcalm actuel est une frégate anti-sousmarine, contrairement au Montcalm que l'on a visité, qui était une croiseur léger de 2ème classe(avec le Georges Leygues et le Gloire).
Le Montcalm a été construit à La SEYNE, c'était la belle époque...
Le Richelieu et le Jean-Bart étaient des cuirassés (tourelles de 380 mm).

Malheureusement, il n'y aura plus de Montcalm car les FREMM (frégate multi-missions) qui commencent à sortir vont toute avoir un nom de province française.
Il est prévu d'en construire environ 17...mais je ne me fais aucune illusion, on arrivera à peine à en construire 10.

TOUS les programmes militaires ne vont pas à terme car le budget de la Défense sert de variable d'ajustement pour les autres ministères.
Bonne journée.



-Merci chers amis pour toutes vos réponses et ces rappels de souvenirs douloureux...
A vous tous, vous pourriez écrire un livre, un de plus, car effectivement l'écriture a été nécessaire,souvent même tardive ( je pense à George Semprun qui décrit sa vie à Buchenwald, 40 ans plus tard, dans "l'écriture ou la vie"). Donc, merci encore pour votre amitié (même si vous étiez des gosses lorsque je descendais la rue nationale avec un amoureux," sur un scooter à petits carreaux noirs et blancs" -témoignage de Jean-Yves-)
Si ce 20 Août me préoccupe, c'est parce que le fait de ne pas avoir été à PH/ville ce jour-là, me laisse comme un sentiment de désertion, désagréable.
On se trouve les remords que l'on peut à cause de cette putain de nostalgie.
Encore merci.
ET reprenez vos souvenirs heureux...


Témoignage 10
Le 20 aout j'avais 13 ans et je devais aller à la chasse aux petits oiseaux dans la campagne derriere le montplaisant avec mon cousin .
Mais par chance, il était tard et on est rentré directement dejeuner.
Au milieu du repas, on a commencé a entendre des explosions, mon oncle s'est précipité pour verouiller la porte du rez de chaussée et toute la famille essayait de voir quelque chose par la fenetre du balcon, moi dans mon inconscience j'étais resté à table et je continuais a manger.
Je pense que vers 14 H on a commencé a entendre les rafales de 12.7 et peut etre vers 16-17H mon oncle m'a dit, je crois que c'est fini, je vais te raccompagner chez toi en lambretta.
On est revenus à scooter du montplaisant en remontant la rue clemenceau et là j'ai vu la masse des arabes arrétés encadrés de militaires se dirigeant vers le stade.
C'est vrai qu'il n'y a eu par la suite que quelques jets mineurs de grenades, je me souviens également des tirs du Moncalm par dessus la ville (action psychologique???) .
Une autre image, qui m'a marqué, c'est l'arrivée à Philippeville de Messali, il remontait la rue nationale en voiture, accompagné d'une nuée d'arabes courant a coté de sa voiture.
Je crois qu'il récoltait des fonds en donnant un poil de sa barbe aux généreux donateurs.
C'est cette image de manifestation qui m'a fait le plus longtemps cauchemarder, plus que les cadavres que j'ai vu allongés dans la rue galbois devant le café maure.
Pour terminer sur une note plus gaie, suite a un mail que je viens de lire, j'ai aussi visité un bateau de guerre, je ne sais plus lequel, ce dont je me souviens c'est que j'étais avec ma cousine et qu'en montant une espece d'echelle métallique et la suivant de trop prés, je m'était retrouvé avec ma tête sous sa robe, avec une vue imprenable sue sa culotte petit bateau.
Peut etre que dans la marine, la politesse est différente du civil et qu'il ne faut pas monter un escalier derriere une dame.
A bientôt.


Témoignage 11
-Je m'étais exprimée au sujet du 20 août, mais je n'ai pas retrouvé cet épisode sur le site de JP Castanet.
-Quand je lis tous ces témoignages qui me font "froid dans le dos", je me dis que moi aussi, comme certains, j'ai échappé à ce massacre qui a débuté du
faubourg..
-J'étais en colonie de vacances à St Girons avec les curés qui n'ont rien trouvé de mieux  "Pour nous rassurer !!!!" que de couper aux ciseaux,
certains passages de nos lettres concernant ce massacre!!!!
-...Une personne plus en amont avait téléphoné au garage pour avertir tout
le monde!!!! .....
-Maman était à la maison avec ma sœur qui venait de naître (25 juillet 55) et
j'imagine son angoisse en pensant à ma sœur aînée qui était partie le matin, en
direction de la plage..... Revenue entre temps, avec mon père, pour se réfugier
2 maisons plus loin au faubourg sans pouvoir prévenir.
-J'ai eu par la suite, sous mes yeux , la main de notre épicière amputée de
plusieurs doigts car elle avait mis sa main sur sa nuque pour éviter d'avoir la
tête tranchée.


Témoignage 12
-J' ai vous ai lus attentivement, et je comprends la réaction d' XXX...
- Moi c' est mai 68 que j' ai vécu les doigts de pieds en éventail sous les
cocotiers, mais sans aucune espèce de remords.. !
Mais effectivement avec
l' impression de ne pas être tout à fait comme les autres.

-Puisque la discussion est close je ne me fatiguerai pas à rédiger mes souvenirs alors que je croule sous les documents reçus la semaine dernière
-mais je veux vous raconter deux choses..
1-La première fois que je suis allée à St Raphael, j' ai retrouvée des copines qui me disent "mais tu es pied-noir ?" Réponse "bien sûr, de Djidjelli, pourquoi me dites-vous cela ?
" Eh bien comme d'un coup tu avais disparu...! - Bouche bée j'ai rétorquée "Heu le 20 août»t ça vous dit quelque chose ?"
Et je pense que xxx qui est restée muette aurait comme moi, à   raconter ce que le Faubourg par exemple a vécu.

2- La deuxième chose à vous dire concerne le soi-disant calme de Philippeville
après.. !
Ausseresse (corrigez si je me trompe), le Général raconte très bien cela dans son livre...
J'ai encore dans la tête, entendues de la rue des Aurès, les bombes de juin 55..
Cela a été tellement important et grave, qu 'apprenant la préparation du 20 août les autorités ont frappé un tel coup qu 'effectivement le calme a succédé.
Lisez son livre, vraiment pour moi qui ai subi le 20 août de plein fouet et sans aide psychologique
(il y a des parties dont je n' ai parlé qu 'après 20 ans) j'ai vraiment compris ce qui s' était passé
- Pour l' histoire des stades... en 45 celui de Djidjelli a été aussi mis à  contribution... Mais à Skikda, ils ont construit un magnifique stade,
l'ancien existe, ou trône un caterpillar qui aurait servi à   transporter les corps...J'emets de sérieux doutes quant à   la véracité de la chose, mais on vous le présente ainsi...
Et tous surpris les skikdis que je n'eprouve pas le désir de découvrir cela !
Allez stop
Bises

 

Autres Brèves sur le Montcalm
-J'ai effectivement un très net souvenir du Montcalm, un jour, tirant quelques obus de ses batteries de marine, depuis une position à un mille ou deux au large, entre Philippeville et Stora.
Depuis le haut de la rue Amiral Courbet où j'habitais, j'étais aux premières loges.
Je l'observais aux jumelles, et on avait l'impression qu'il tirait au-dessus de la ville, ce qui était sans doute faux pour des raisons évidentes de sécurité.
Par contre, quel vacarme ! mes tympans s'en souviennent encore.
Malgré la distance, c'était comme si toutes les vitres allaient exploser.
Tout comme toi, quand je passe près de Montcalm (le village) je pense à ce jour-là.
Mais, navré de te contredire, je serais très étonné qu'il ait pu tirer de son poste à quai le long de la grande jetée.
Tous les soirs, autre souvenir, il dialoguait en Scott (morse lumineux), avec une position invisible pour moi, c'était très intrigant !

-Tu as très probablement raison, d'abord parce que tu as compétence en la matière
ensuite parce que je trouvais curieux de tirer en étant à l'amarrage, mais ça
tonnait fort en ville, donc il ne devait pas être bien loin.


-D’accord avec toi Gilles pour la note humoristique et merci à tous pour les récits des expériences personnelles
Avant de refermer, pour ma part, ces souvenirs j’aurai une pensée pour la famille Schembri, dont un fils était élève à Jules Ferry.
Je rappellerai que, comparativement à d’autre villes, les attentats y ont été « à minima » Ph/ville étant un « centre de repos et de convalescence » comme j’en ai eu confirmation quelques temps avant ma dernière traversée..
Surtout, ce qui me laisse un arrière goût particulièrement amère – et qui n’a pas encore disparu - était l’absence véritablement effroyable d’informations en métropole.
Nous avons eu toutes les peines du monde à faire comprendre l’ampleur des évènements aux membres métropolitains de ma famille.
On nous a proprement dit, pendant un temps, que les galéjades marseillaises n’étaient rien comparées aux nôtres…

Amicalement


-Et, mea culpa, le 20 août 1955 était apparemment un samedi et non pas un dimanche.



-Bien d'accord pour fermer la parenthèse.

pour ce qui est du manque d'info en Métropole , je dirai que c'était du "Black out" .
Il ne fallait surtout pas parler de ce qui n'étaient que des "Evènements".
N'oublions pas que nous étions sous la IV ème République avec tout ce que cela a pu comporter comme compromissions de gouvernements se succédant les uns les autres ds des rapprochements de coalition et non de convergences de vues.
Mitterand était à l'Intérieur ....
Nous avons été accueillis comme ceux qui "faisaient suer le Burnous " avec tout le dédain l'accompagnant.
Je me suis battu en classe de 4ème en 62-63 contre 1 fils de cosak -cheminot et 1 autre Taré filleul d'un concessionaire Peugeot..
J'ai défendu contre eux Sintès et Alemany (avec tilde svp) Nous étions français mais j'étais aussi ceinture marron. Maman a donc été convoqué chez le proviseur qui m'a écouté sur l'origine du conflit. Le censeur voulait ma peau. Le Proviseur leur a donné 3 jours de mise à pied.
Le cocasse de l'histoire est que qq 20 ans plus tard , à la cafétéria de PSA , j'ai rencontré le Taré qui était grouillot aux Achats.et moi chef de service des relations sociales du Groupe.
Je lui est offert 1 café pour lui rappeler ensuite qui j'étais. Il est parti tout con mais pas la queue entre les jambes, il l'avait déjà perdu 20 ans auparavant.


Moralité : Ne JAMAIS baisser les bras car
'C'est nous les Africains qui revenons de loin ....."

 

 

Poudrière désaffectée
-Chapeau Jean Paul, je ne m'étais pas rendu compte que la palette des mails échangés constituait un ensemble pas aussi incohérent que je le percevais au fil des jours.
Dans la gamme des souvenirs il y a quelque chose que personne n'a rappelé: "le Sphinx" pouvait nous croiser vingt fois dans les couloirs, vingt fois on avait droit
à l'inévitable "Quelle classe?" Mais en y réfléchissant en étant plus âgé: il bâclait son boulot. Régulièrement au lieu d'aller en étude on passait avec nos cartables par dessus
la grille à l'arrière du lycée, à proximité du labo de sciences naturelles. Ensuite, bravant les panneaux "zone militaire interdite" on faisait les 400 coups, limite guerre des
boutons, dans les souterrains d'une poudrière désaffectée. Au passage une pincée de regrets pour les chauve-souris que l'on a dérangées voire massacrées, elles n'étaient
pas encore animal protégé. Eh bien malgré les dizaines d'heures d'absence du bahut, pas une fois nos parents n'ont reçu un rappel à l'ordre.
Me tromperais-je?


-quelle déception !
je te prenais pour un mec respectueux des règles ...
jamais je n'aurais osé faire ça !

je m'étais une fois - une seule - aventuré dans un de ces tunnels (peut-être avec toi ? ou Yves ?).
mais au bout de quelques mêtres, la bougie - témoin oxygène - s'est éteinte et ça a été la débandade en marche arrière ..
Remerciements


-A nous relire , j'ai encore la même émotion qu'au démarrage de cette "magnifique et spontanée épopée lyrique" où il nous arrivait d'échanger plus de 200 mails par jour !
Vae victis pour celui et ceux qui osaient s'absenter plus d'un week end de son clavier.
C'était un vrai bonheur que d'y participer.
Merci à tous ,
Et Grand Merci à Jean-Paul d'avoir fait cette oeuvre qui devient désormais "notre somme philippevilloise".
même si on sent frémir un nouveau courant pour la compléter
Et c'est déjà une autre histoire , une autre Aventure.
A Bientôt nous Toutes et Tous,
dans l'Amitié

Remerciements pour ces "Brèves"
-Cher Jean Paul,
Bravo pour ton initiative.
Par ces anecdotes remontent à la surfaces des souvenirs enfouis, le Outs, Marie Pacarone, Deutsch, etc..ça fait du bien et ça laisse des traces d'une tranche de vie partagée dans un ambiance quasi familiale et dans un décor exceptionnel.
Merci à toi,


-Mais quel boulot !!
Formidable, et Merci de pérenniser un peu la chose ! c'était un grand moment d'émotions !

-Quel boulot mon vieux , tu as du y passer des heures!
c'est bien sympa en tous cas , je l'ai transmis à quelques nostalgiques .
Je t'embrasse

-Super Jean Paul
Amitiés

-C'est à nous tous de te dire MERCI
c'est là, un énorme travail

-Mais c'est formidable, quel boulot !!!! Dommage que tu n'aies pas marqué,Collège Maupas après Luciani.... ( C'est fait)
Biz

-A nous relire , j'ai encore la même émotion qu'au démarrage de cette "magnifique et spontanée épopée lyrique" où il nous arrivait d'échanger plus de 200 mails par jour !
Vae victis pour celui et ceux qui osaient s'absenter plus d'un week end de son clavier.
C'était un vrai bonheur que d'y participer.
Merci à tous ,
Et Grand Merci à Jean-Paul d'avoir fait cette oeuvre qui devient désormais "notre somme philippevilloise".
même si on sent frémir un nouveau courant pour la compléter
Et c'est déjà une autre histoire , une autre Aventure.

A Bientôt nous Toutes et Tous,
dans l'Amitié

-Ah, génial, j'en ai les larmes aux yeux, j'ai pour l'instant juste survolé car je rentre tout juste de voyage, valises même pas défaites...
Cela remémore tant de souvenirs pour nous partis jeunes pour retenir tous les noms...
Et j'ai adoré la séquence "caramousse" et cacahuète du marchand de la place Marqué, j'en achetais souvent avant d'aller prendre ma leçon de piano chez Mme Pétyx...On les dégustait avec son fils Philippe dans le grand salon du piano à queue, on avait pris un drôle de savon tous les deux avec les miettes et peaux réparties sur son tapis !

Il y avait aussi "Blanchard", le grand magasin de tissus, et La boutique "Boyancé" qui vendait colliers et parfums....Maman m'y traînait après la sortie de l'école, c'était un peu la galère pour moi, enfant...et j'y oubliait souvent mon cartable !La pâtisserie en bas de l'Eglise de Titou Masullo, de mémoire entre un magasin de chaussure et un café qui faisait l'angle de la rue..

J'ai bien connu Mr Diméglio, ami de la famille, maman s'en est beaucoup occupé jusqu'à la fin de sa vie, même à Port-Camargue où il est décédé d'un anévrisme....
Si cela t' intéresse pour ton site, je peux t'envoyer une photo de lui et papa en Algérie pour illustrer ces propos...

Une nouvelle rubrique : photos anciennes des philippevillois pour mettre un visage sur tous ces noms, cela pourrait être sympa...

Encore merci pour tout ton travail de mémoire...

Amitiés et bises


Le Sphinx suite:

- Ta remarque à propos du « Sphinx » est pertinente. Il m’est même arrivé de « tailler » en passant tranquillement devant son bureau puis devant la loge de Neptune sans avoir été questionné. C’est peut-être la raison qui fait que personne ne l’évoque. Pour ma part je lui suis reconnaissant pour cette incompétence qui permet à certains d’entre nous d’avoir des choses à raconter aux petits-enfants. Par contre je n’ai pas le sentiment d’avoir « bravé les panneaux » car si je ne me trompe nous sommes arrivés sur ce terrain sans avoir eu à franchir, du moins au début, de grillage… il avait disparu par endroit. Quant à la poudrière nous ne l’avons investie qu’avec la complicité d’un orage qui avait abattu un arbre sur la verrière et qu’une de ses grosses branches descendait jusqu’au sol. Elle n’avait qu’une valeur symbolique à des yeux d’adolescent et étant vide elle ne présentait aucun danger. Les moments de « danger », rappelle toi, n’étaient pas là. Je ne me souviens pas avoir jamais aperçu de casque militaire dans « les pins » ni de chauve-souris dans la salle ou dans le couloir qui l’encerclait ( elles avaient peut-être été « massacrées » avant que je n’y aille)
Bonne nuit à toi et à tous

La poudriére et l'avion du Skikda

-J'étais archicertain qu'en évoquant la poudrière tu allais réagir.
Si, si, si il y avait des panneaux "Terrain militaire Défense d'entrer" ou quelque chose de ce genre, d'ailleurs
il n'est pas surprenant qu'une ancienne poudrière ait été sur un terrain réservé.
Je ne me souviens pas de verrière, c'est un groupe d'une autre classe que la nôtre qui l'avait découverte et avait
forcé un accès.
C'était une salle voutée, au trois quart enterrée, ceinturée par des souterrains où logeaient, du
moins au tout début, quelques pauvres chauve-souris.
Oui nous n'avons jamais vu l'ombre d'un képi ni personne.
Je me souviens toujours avec effroi d'un après-midi où nous avions zoné dans le bois.
En fin de journée la gare avait été mitraillée du haut de ce bois. Nous étions convaincus que cet après-midi là nous avions failli croiser
les fels et sans doute évité de peu de superbes "sourires kabyles".
Cela nous avait guéri des robinsonnades buissonnières et nous n'avions plus jamais remis les pieds dans le bois
et bien sûr dans la poudrière qu'il abritait.
Aller bye la prochaine fois je rappellerai " l'attaque de la diligence" en cours de math ( classe de 4°?)

-Pour les patos ou apparentés le sourire kabyle s'exécute avec un couteau bien affuté d'une oreille à l'autre,
et pour rester dans la tradition il s'accompagne des glaouis dans la bouche.
Je ne traduirai pas glaouis, mais je donnerai deux indices: Ils vont par paire et le bœuf les pleurent à vie.
Bon dimanche à tous en faisant rôtir des rognons blancs.
- l'évocation de ces techniques fait s'évaporer mon sens de l'humour noir et réveille quelques terreurs nocturnes.
mais j'ai toujours entendu dire que pour les femmes - ispice di salopes ! - le couteau ébréché était préconisé.

-Oh mesquine les pleurent... il les regrette tant que le bœuf se met lui même au pluriel.
Qué malheur, pourquoi cé qu'on vient vieux et qu'on fait des fotes d'autographe,
Mieux que d'un coup on me retire la vue des yeux.


-Mme NOCET0 et la poudrière ! Que de bons souvenirs qui reviennent...Inch'allah que ça continue.

-Ok pour tous les propos de XXX, y compris les chauves-souris, sauf sur les "fells"...même s'il faut toujours un peu pimenter la sauce!
Merci à ceux qui nous ont souhaité une bonne fête.

-"Qué rabia, qué malheur, pourquoi c'est qu'on vient vieux ?"
"Mieux qu'on m'aurait lévé d'un coup la vue des yeux"

.../...

"Ac ton oeil qu'il est bon, j'me fais une bille agathe"
"Ac çuilà qu'il est gitche, une épingle à cravate"
"Ac les os de tes morts, des baguettes à tambour"
"Et avec ça qu'je pense, un plat de pommes d'amour"

(d'après E.Brua, de mémoire ... ).

-Ce message en comité restreint car je ne suis pas sûr que les copines sur la liste de diffusion précédente apprécient les propos que certains d'entre nous tiennent !!??Tout ceci pour dire que je pense que l'expression est :"Tu me casses les claouis" et non pas "les glaouis".

-Qui est un fin littéraire va donner nécessairement son avis autorisé.


-depuis votre histoire de poudrière, je me creuse en vain la mémoire, cela n'évoque rien pour moi, et pourtant il me semble avoir parcouru en long et en large le petit bois, poursuivant quelques malheureux oiseaux avec une carabine à air comprimé.
A bientôt,

-Avant d'arriver à l'ancienne poudrière on trouvait la carlingue d'un JU 52 qui avait servi, au début des années 50 à l'entraînement des parachutistes.

-Au sud de ladite poudrière, on tombe au haut d'une falaise d'où l'on a un joli point de vue sur la ville et évidemment la mer etc. etc..
Bon dimanche.

-ou au nord ?

-non, au NESO

-Un détail ! Merci XX j'avais perdu le Nord...tout simplement parce qu'ici, à Toulon, j'ai l'habitude de voir la mer au Sud, notamment quand il s'agit du bridge.
.
-Mais je pense que nos amis auront corrigé et même trouvé le NESO !!

Moralité : éviter d'écrire trop de mail car à un moment, nécessairement, on dérape.


-D'après la mémoire transmise par mes parents , il s'agissait d'un avion à cocarde italienne . Il nous arrivait effectivement de passer à proximité avec (pour moi ) les Louveteaux lors de nos jeux de piste. L'odeur nous en détournait très vite.

 

SUITE le 19-5-2010:

Charenton

-Charenton dit "croque mégots" Professeur de Sc Nat n'était pas plus chahuté qu'un autre.
Pourtant au moment de s'installer pour faire son cours les lourdes fragrances qui montaient
lui firent comprendre qu'il avait écrasé des boules puantes stratégiquement disposées.
Sans rien dire il ramassa ses affaires et s'en fut nous surveiller à travers les vitres qui, à
hauteur d'homme, complétaient la cloison entre la salle de classe et le couloir.
Ainsi la trentaine de galopins de treize quatorze ans marinèrent cinquante minutes
dans les effluves de leur turpitude.
Efficace le Croque mégots, nous n'avons plus recommencé

Efficace mais gonflé lorsqu'on connaît la toxicité du H2S. J'ai été malade comme un
chien toute la nuit, d'autres probablement aussi, mais personne ne s'en est vanté.

 

Boulle
-Au début de chaque cours ce Prof de Math dont j’ai oublié le nom faisait l’appel.
-Quelquefois lorsqu’il faisait beau ceux qui étaient près des fenêtres sautaient, atterrissaient
dans le Jardin que longeait la rue et s’en allaient errer en ville.
-Lorsqu’il s’étonnait << Mais ou sont-ils passés >> il lui était répondu << Il fait chaud M’sieur c’est l’évaporation >>
-Il n’allait pas chercher plus avant et ce côté amorphe nous décourageait de recommencer.
Il n’empêche que sauter d’un étage dans le dos du Prof s’accompagnait d’une impression d’exploit qui
nous ravissait.

-D’autre fois nous entamions ce que nous appelions improprement l’Attaque de la Diligence.
Imperceptiblement les pupitres convergeaient vers le tableau.
-Lorsqu’il n’avait pratiquement plus la place de se retourner il protestait.
-Alors c’était le Repli Stratégique.
Tous les pupitres refluaient vers le fond de la classe laissant une étendue désertique jusqu’au tableau.
- Lorsque la fin de l’heure arrivait nous avions des difficultés à nous extraire de cet amas comprimé.
-Il était très maigre, complètement chauve et probablement en mauvaise santé.
(De nos jours on dirait qu’il avait l’air de sortir de chimio).
Je crois qu’il est décédé peu de temps après et lorsque je pense à lui je ne suis pas fier de moi du tout.
Nous n’étions pas des monstres et je pense qu’il doit en être de même pour les autres.
D’ailleurs son absence de réaction était une manière de nous ramener dans la norme.
Il a mis dans nos crânes de piaf ce qu’il fallaitsur les factorisations, les identités remarquables etc.

- le prof de maths dont tu parles, c'était Monsieur Boulle, époux de la directrice de Maupas.
c'était un bon prof, dans mon souvenir, malgré ses absences liées à sa maladie.

SUITE le 5-6-2010:.....MATHIO

Bonjour,
Je suis le fils aîné MATHIOT (Michel), né en 50 à Philippeville.
J’ai bien aimé cette petite balade dans Philippeville.
Je peux rajouter :
Le petit magasin de papeterie je crois de CRASTO à côté du RIALTO, chez qui j’ai acheté des microminiatures de NOREV en vitrine, et que je possède toujours.
Le magasin de journaux de PITORINO, un peu plus bas après la rue A. Courbet et au milieu des cafés.
Sans parler des bureaux de SCOTTO & MONEGLIA, respectivement mes grand-père et oncle déménageurs.
Dans la rue HENRI TESSIER, qui remontait de la mairie vers le tribunal, et où se trouvait mon entrée d’immeuble (immeuble appartenant à ma grand-mère du café PIRONE),
il y avait le coiffeur CALIFANO, le pharmacien SFAR, l’épicier CASSAR.

Et dans la rue A. COURBET j’ai vu évoqué la poissonnerie FORTINO.
Je valide à peu près tout ce qui a été dit sur mon père.
On savait qu’on l’appelait MATHIOT l’indien.
C’est lui-même qui nous le disait. Mais on ne savait pas pourquoi.
Je comprends maintenant pourquoi (« L’indien scalpé »).
En revanche, l’histoire du problème de math soutiré chez PIRONE relève de l’histoire marseillaise.
Connaissant mon père c’est pratiquement impossible de se laisser avoir comme ça, et il n’allait jamais dans un café.
A supposer que le thème ait pu transpirer, le sujet lui-même ne peut pas s’inventer, se réécrire et encore moins se refaire à la maison.
Quand à l’« ingénue » que je salue au passage, elle n’était pas si gourde au point de répondre ce qu’elle a répondu…
Mais tout le reste est vrai. Il est mort en novembre 2002 d’une hémorragie interne.
Avec toutes mes amitiés et mes remerciements
Michel MATHIOT

SUITE le 8-11-2010:.....Georges Atlani

Bonsoir,
je suis né rue Passerieu et suis le fils du tailleur Georges ATLANI 17 rue de Constantine à côté du garage GHIRINGELLI ;nous appartenions à la communauté juive de Philippeville.
J'habitais sur le même pallier d'un DIMEGLIO fabricant de pains de glaces pas loin du port et d'autres DIMEGLIO habitaient le même immeuble mais à un étage différent .
qui se rappelle "des petits chevaux" à pédales de la place marqué et aussi le marchand de chips je n'en ai jamais mangé de pareilles !quelqu'un a fait allusion à Madame BRACA professeur de piano ,nous l'avons bien connu elle était le prof de ma soeur.au lycée Luciani je me rappelle parfaitement de Monsieur BOUAPSA prof de français que j'ai aussi connu en 61-62 en 5ème et aussi de Monsieur MATTON prof d'histoire passionnant qui nous avait fait vivre le sauvetage d'ABOU SIMBEL . et qui se rappelle de "Papa Cruchon" le prof de dessin qui
nous faisait dessiner des bouteilles et des cruches!!
allez assez de nostalgie allons dormir!
cordialement et meilleur souvenir à toutes et à tous.
Gilles ATLANI

SUITE le 8-11-2010 Photo CP de Thierry


 

 

 



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